coucher de soleil   

 

SYNTHESE ET MARIAGE DE CERVEAUX

 

                                                        

 

Tous les organes de l’homme pourraient un jour être remplacés dès qu’ils deviendraient défaillants et certains chercheurs parlent déjà d’une simulation du cerveau humain dans une cinquantaine d’années. Ils sont sans doute un peu trop optimistes. Il faudrait plus probablement compter en centaines d’années avant une telle simulation.

Mais cela se fera. Une fois la simulation du cerveau réalisée, cela veut dire la possibilité de mettre toutes nos données personnelles sur un autre support moins dégradable. La nature du substrat de l’intelligence n’est pas obligatoirement un corps biologique, et ce transfert de données pourrait se faire sans aucune perte de personnalité. Devenus artificiels, de tels êtres "digitalisés" pourraient conserver des copies d’eux-mêmes en mémoire en vue de leur renaissance en cas d’accidents. Ils s’approcheraient ainsi de l’immortalité.

Il ne serait donc pas question d’envahir l’espace avec des dizaines de milliards d’êtres biologiques en quittant la Terre. L'homme prédateur doit se préparer à céder la place à un être plus rationnel, l’homme nouveau.>>

 

Question : Il faudrait quand même partir avec des milliards de chips!

 

Réponse : Pas nécessairement. Ces « archives » individuelles pourraient déjà être assemblées, compressées et stockées pour des voyages interstellaires. Pour une meilleure sauvegarde des données, des êtres "digitalisés" pourraient finalement être intégrés dans des faisceaux d'ondes qui se propageraient dans l'espace sidéral sans jamais se dégrader. Ils seraient donc potentiellement présents partout où ce rayonnement serait reçu.

Mais notre population planétaire pourrait aussi se réduire considérablement. L’homme s’est multiplié depuis son origine ("Croissez et multipliez"!), mais on pourrait assister à une tendance inverse grâce à une union/synthèse des êtres, un peu à la manière des organismes unicellulaires qui s'étaient associés au début de la vie terrestre pour constituer peu à peu des organismes plus complexes. L’accouplement reproductif pourrait se poursuivre avec des êtres devenus artificiels, et cela conduirait à une réduction progressive de notre population.

Les individus disparaîtraient en effet dans leur synthèse (mariage de deux individus), faisant place à un nouvel être bien plus complexe et intelligent qui serait en quelque sorte un nouveau-né d’un nouveau type, un être doté d’un potentiel à développer. Ce mariage pourrait se faire suivant les mêmes critères qu’actuellement (amour, goûts communs, etc.).

En réalité, les candidats à l’union seraient encore bien plus exigeants dans leurs choix de partenaires ! Les hommes seraient alors placés sur un pied d’égalité, leur aspect physique, leur fortune (en $, €, etc.) étant de peu de poids. Les vaisseaux spatiaux pourraient ainsi beaucoup s’alléger.

 

Q : Pourquoi s’arrêter alors à une synthèse binaire? Ne pourrait-on continuer ainsi?

 

R : Ceux qui le souhaiteraient pourraient effectivement le faire s’ils voyaient dans de telles unions un moyen de mieux s’épanouir. Leur synthèse collective les conduirait à devenir des êtres encore beaucoup plus complexes, car leurs potentiels individuels seraient bien plus qu’ajoutés dans une telle opération.

L’individualisme ne peut être le but ultime de l’intelligence cosmique.

Ces êtres collectifs pourraient mieux comprendre notre Univers. Notre population devrait ainsi se réduire, et l’idéal serait l’intégration de tous les hommes dans un seul être collectif planétaire. Mais ce serait sans doute un objectif trop ambitieux! Individuels et Collectifs coexisteraient sans doute encore longtemps dans notre espèce.

Des êtres collectifs issus de notre civilisation planétaire pourraient se déplacer dans notre Galaxie à la recherche de semblables issus comme eux de civilisations avancées engagées dans des processus similaires d’hominisation.  Ils formeraient alors ensemble un autre type de civilisation encore plus avancée, en vue de nouvelles synthèses et de la découverte d’autres mondes encore plus lointains et complexes.

 

Q : De tels êtres ne pourraient-ils finalement vivre dans le Cosmos et laisser la Terre à leurs descendants cosmiques ? Il ne serait donc pas utile de « terraformer » une autre planète ?

 

R : Après cette hominisation d’une autre espèce, il existerait au moins deux sources de vie dans l’Univers et l’intelligence serait sauvegardée. Mais après le passage de l’homme sur Terre, celle-ci n’aurait sans doute plus les ressources potentielles pour le développement complet d’une autre espèce, et sa matière devrait être recyclée dans le Cosmos.

II faudrait donc probablement trouver une autre terre pour la nouvelle espèce, éventuellement dans un autre système si le terraforming d’une planète voisine s’avérait vraiment impossible. Mais les voyages interstellaires ne représenteraient plus alors un obstacle insurmontable pour les êtres que nous serions devenus.

 

Q : Pour la réalisation de ce Projet Cosmique, nous ne pourrions nous contenter de paroles. L’humanité devrait se donner de nouvelles lois avant tout engagement dans l’action. Mais comment s’organiser efficacement?

 

R : Nous ne serions en effet pas crédibles avec notre modèle actuel de civilisation planétaire où l’homme est un prédateur pour l'homme. Il faudrait résolument nous donner d’autres valeurs que celles basées sur la force et l’égoïsme individuel.

 -  Ce projet exigerait :

- De placer la survie de l’intelligence cosmique au-dessus de tout en révisant ou en repoussant toute entreprise qui contribuerait globalement, directement ou indirectement, à la mettre en péril.

- De rechercher la paix et l’union en toute circonstance.

- D’y intégrer toutes nos actions individuelles ou collectives

 

La contribution de chacun serait indispensable !   >>   Suite

 

 

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Ce site présente un projet de terraformation ( terraforming ) de Mars ou d’autres planètes en vue d’une hominisation  contrôlée – humanisation – de primates passant par des étapes comparables à celles de l’ évolution des hommes préhistoriques jusqu’à l’homme moderne.  Comme nous pourrions réaliser ce projet si nous le décidions, l’intelligence de l’homme pourrait bien résulter d’une telle évolution menée par une précédente civilisation stellaire .

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                                                                                         

 

                                                                                                                                 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Ce site présente un projet de terraformation ( terraforming ) de Mars ou d’autres planètes en vue d’une hominisation  contrôlée) – humanisation – de primates passant par des étapes comparables à celles de l’ évolution des hommes préhistoriques jusqu’à l’homme moderne.  Comme nous pourrions réaliser ce projet si nous le décidions, l’intelligence de l’homme pourrait bien résulter d’une telle évolution menée par une précédente civilisation stellaire .

 

 

 

L’homme veut-il vraiment survivre ? par Benoît Lebon (Initialement paru à la Société des Ecrivains, Paris 2006, sous le titre : Une hominisation extraterrestre. Egalement paru aux Editions Trafford, 2006, Canada. Tous droits réservés)

 

 

 

 

8 : UN MODELE GIGOGNE D’UNIVERS DE MATIERE ET DE PENSEE

 

 

  

               

     - Rappel des lois              - Un modèle gigogne           - Le spectateur              - Un précieux heritage          - L’oeil de la conscience

           de survie                          d’univers                            en retard                       pour l’homme                       et l’Apocalypse

 

 

 

 

 

Synthèse et rappel des lois de survie

 

La survie de l’homme requiert de sa part une attitude de non-violence et d’équité envers ses semblables ainsi qu’envers d’éventuels extraterrestres. Seul être conscient jusqu’ici connu, l’homme doit multiplier les sources de vie dans la galaxie afin d’accroître les chances de sauvegarde de l’intelligence, “terraformant” une ou plusieurs planètes du système solaire à cette fin. Une colonisation extraterrestre permanente ne doit représenter aucune menace potentielle pour d’autres êtres et doit en conséquence être réalisée avec des êtres inconscients parmi lesquels les singes sont les plus avancés.

L’homme doit assister son cousin primate dans son évolution vers l’hominisation, cette assistance excluant toute cohabitation entre les deux espèces. Il doit également réduire ses besoins en énergie en optimisant tous ses systèmes de production et de consommation et en se considérant lui-même comme un système.   

 

 

Un modèle gigogne d’univers

 

Notre modèle de pensée sur la croissance universelle part du Big Bang, hypothèse la plus probable jusqu’à ce jour. La vie serait née sur notre planète et aurait évolué de façon tout à fait aléatoire vers l’intelligence en passant par différentes étapes : soupe primitive, vie animale, primates, Homo Sapiens... L’intelligence  n’aurait joué aucun rôle dans cette évolution, l’homme tenant pour acquis qu’il est l’être le plus avancé. Mais cela pourrait ne pas être vrai.

Avec notre science et notre technologie actuelle, l’homme joue déjà localement un rôle non négligeable dans l’écosystème terrestre (réchauffement planétaire, extinction d’espèces, génétique…). Si ce rôle semble jusqu’ici globalement négatif, nous pouvons imaginer des effets plus bénéfiques (terraformation de planètes, hominisation de primates…). Des projets gigantesques pourraient un jour être entrepris par l’homme (contrôle du climat, capture d’astéroïdes, planètes artificielles…). Si nous parvenons à survivre et à progresser suffisamment longtemps, l’homme pourrait finir par détenir un potentiel quasi divin dans ce système solaire et dans la galaxie.

Mais serait-il le premier à atteindre un tel potentiel ? Cette foi repose uniquement sur l’absence de visite extraterrestre sur notre planète. Mais pourquoi des êtres plus avancés que nous de milliers ou de millions d’années répondraient-ils à nos attentes et à nos critères de développement ? C’est sans doute pure naïveté de notre part puisque ce serait plutôt à nous de répondre à leurs attentes ! Notre galaxie est assez âgée pour avoir fait naître des êtres plus avancés de millions ou de milliards d’années, et la sauvegarde de l’intelligence universelle les aurait conduits à contrôler l’évolution de toutes les espèces moins avancées de  l’espace qui leur serait accessible, dont l’humanité.

Leur science pourrait le leur permettre, et quoique de nature toute différente, cette “forme d’impérialisme cosmique” serait aussi naturelle que l’impérialisme planétaire des nations les plus fortes envers les plus faibles. Dans un espace maîtrisé, il n’y a probablement pas de place pour deux civilisations capables de voyages interstellaires, tout comme il n’y avait pas de place pour Neandertal aux côtés de Sapiens et qu’il apparaît de plus en plus depuis la chute du communisme qu’il n’y a finalement pas de place non plus pour deux types de civilisations sur une même planète. Dans un espace maîtrisé, planétaire ou interstellaire, des lois et des valeurs communes sont indispensables pour la survie de l’espèce et son accès à une forme plus avancée de conscience.

Il n’y aurait dans ce cadre aucune contradiction entre nos connaissances actuelles et une hominisation des primates humains sous la supervision d’extraterrestres avancés. Et ces derniers eux-mêmes pourraient également avoir été pareillement hominisés, et ainsi de suite jusqu’au Big Bang, tout en laissant d’ailleurs à chaque étape une large place aux lois de Darwin sur l’évolution.

Nous pourrions nous arrêter au Big Bang. Une sorte de “religion scientifique” en reste d’ailleurs là, considérant une existence initiale d’énergie (ou de matière) comme plus rationnelle que celle d’une association de matière et de pensée ! Le concept de Dieu est ainsi éliminé au profit d’un Big Bang encore plus magique né de nulle part et ne conduisant nulle part. Mais pourquoi ne pas imaginer une matière initiale (ou une énergie) déjà organisée ? Ne pourrait-on concevoir un Big Bang à deux composantes, l’une matérielle (“le hard”) et l’autre intelligente (“le soft”) ? Les lois de Darwin ne seraient pas pour autant abandonnées : l’homme viendrait bien du primate. En quoi une étincelle initiale de conscience portée par le Big Bang rendrait-elle ce dernier plus mystérieux? Cela impliquerait bien sûr l’existence d’une intelligence avant le Big Bang, d’une intelligence encore plus grande que celle que nous pouvons imaginer, mais pas de nature différente.

L’univers connu serait alors un parmi un nombre infini d’autres, et  la matière et la pensée auraient existé avant le Big Bang. Mais la pensée pourrait encore être apparue de façon aléatoire, suivant un modèle Darwinien.

 

Quoi qu’il en soit, nous pourrions hominiser des primates et acquérir déjà nous-mêmes des pouvoirs quasi “divins” face à eux si nous parvenons à survivre tout en progressant vers la conscience. Si l’univers n’était pas déjà “organisé”, la sauvegarde de l’intelligence commanderait à l’homme de faire naître une forme universelle de conscience. La querelle actuelle entre darwinistes et créationnistes est stérile. Leurs positions permettent une synthèse.

 

Le spectateur en retard : Le Big Bang dont on parle tant n’a jamais été observé, mais seulement modélisé d’après les connaissances acquises. D’où l’hypothèse folle et pourtant la plus vraisemblable : un univers concentré à l’instant t=0 dans un volume plus petit qu’un atome. Une “explosion” de conscience à l’instant du Big Bang n’a pas non plus été détectée, mais nous pouvons très bien imaginer une hypothèse de préparation d’un prochain Big Bang “organisé”, toujours à partir des connaissances actuelles : la soupe primordiale, les premières cellules de vie, la vie animale, l’apparition des primates, l’homme moderne, les perspectives d’évolution de l’intelligence (êtres artificiels, ciborg…). Cette évolution conduit à une concentration de conscience à un temps T=, et tout serait alors prêt pour le déclenchement d’un nouveau Big Bang ...  « organisé en vue de l’accouchement » d’une vie intelligente dans un univers semblable au nôtre.

Ce modèle d’un futur Big Bang « organisé » serait-il vraiment moins vraisemblable que le traditionnel ? Il serait pourtant construit à partir des mêmes données déjà acquises ou restant à acquérir, et il n’y aurait en toute logique pas de raison pour qu’il soit moins fiable.

Au film de l’histoire de l’univers, l’homme est entré au milieu de la séance et il ne peut rester que quelques instants : s’il veut malgré tout essayer de reconstituer l’intrigue tout entière, aurait-il moins de chances de se tromper sur la première partie du film que sur la seconde ?

Toute nouvelle donnée acquise ultérieurement ne pourrait pourtant que permettre d’affiner les deux modèles qui se rejoignent et s’éclairent mutuellement. Il est pour le moins curieux que l’homme se consacre autant à vouloir déchiffrer jusqu’aux premières microsecondes après le Big Bang, mais qu’il dédaigne tant la suite de l’histoire. Le passé serait-il donc plus important que l’avenir ? 

 

Un ensemble de poupées russes nées avec le Big Bang pourrait donner une image d’un modèle d’évolution destiné à transmettre la vie et l’intelligence suivant un modèle immuable. Imaginons que la plus grosse poupée soit programmée pour se détacher de l’ensemble aussitôt que certaines conditions sont remplies après l’explosion. Poursuivant sa route avec la matière, l’ensemble perdra peu à peu ses poupées l’une après l’autre comme pour une fusée à étages multiples, mais avec la dernière poupée, le processus de transmission de la vie ne pourrait se poursuivre sans un changement fondamental.

Cettte poupée devra en effet être divisée en morceaux d’un premier puzzle, puis le dernier morceau en grains d’un second puzzle, le dernier grain en atomes d’un troisième puzzle… Afin de conserver le modèle initial, ces morceaux de poupées devront être programmés sous une forme « virtuelle » pouvant être contenue dans des volumes de plus en plus réduits, tel le gland qui contient potentiellement le chêne tout entier. 

 La matière “organisée” (plantes, espèces inférieures…) prendrait ainsi la forme de puzzles intermédiaires d’une semence de vie inconsciente. En tant que premier être conscient né de la reconstruction de puzzles intermédiaires, l’homme pourrait représenter la dernière petite poupée du modèle original. Notre univers lui-même serait la dernière petite poupée d’un super univers qui le contiendrait.

La reconstruction des puzzles intermédiaires laisserait une large place aux processus aléatoires de type Darwinien, la vie n’apparaissant que si certaines conditions sont remplies (que si d’autres “puzzles” ont été réussis).

 

Cette “organisation” de la matière nous conduirait bien sûr à nous interroger sur un temps avant le Big Bang. La science refuse jusqu’ici de franchir ce pas, entretenant en conséquence une sorte de tabou : le problème n’existerait pas puisqu’il n’y avait ni espace ni temps, ni d’avant !  Mais ce tabou conduit à accréditer l’idée d’une génération spontanée tout à fait irrationnelle de l’univers. Quelles forces magiques pourraient alors être à l’origine d’une telle accumulation d’énergie, et en quoi un Big Bang non organisé serait-il moins mystérieux qu’un Big Bang organisé ? Après avoir accepté de faire sortir l’univers d’un volume plus petit qu’une tête d’épingle (!), ne pourrait-elle faire un petit pas de plus : le Big Bang pourrait aussi avoir porté la pensée tout autant que la matière! Après tout, l’univers a bien engendré la matière et l’intelligence, et à moins de vouloir replacer la Terre au centre de tout comme avant Galilée, rien ne nous dit que la matière a existé avant la pensée. Plus probablement, l’une n’aurait pu exister sans l’autre.

Si la matière et la vie existaient potentiellement dans le Big Bang (comme dans l’oeuf), l’univers serait déjà moins magique. Mais la notion d’infini attachée à ce nouveau Big Bang resterait tout aussi mystérieuse. C’est toujours le même mirage cosmique : les frontières de l’inconnu s’éloignent lorsque nous croyons nous en approcher ! Un Cosmos infini est de toute façon difficile à apprehender par l’homme. L’homme nouveau pourrait peut-être mieux y parvenir ! 

Mais en attendant, existe-t-il un modèle plus rationnel que celui d’un super univers donnant naissance à notre “petit univers” il y a quelques 13,6 milliards d’années, peut-être par un trou noir d’un autre univers?

Un Big Bang à deux composantes est le plus probable !

 

 

Un précieux heritage pour l’homme

 

Sommes-nous observés par des ET avancés, ou l’aurions-nous été dans un passé récent ou plus lointain ? Telle était la question que nous nous posions en début d’analyse, et nous devons honnêtement avouer qu’elle demeure actuelle. D’un point de vue mathématique, nous ne pourrions y répondre puisqu’un doute subsiste toujours. Aucune certitude absolue ne pourrait être atteinte en ce monde, ni probablement dans aucun autre. Mais notre faisceau de présomptions s’est certainement étoffé.

L’existence même de notre espèce étant cette fois en jeu, nous ne pourrions ignorer les problèmes précédemment soulevés, et nous pourrions également être aidés si nous nous engageons vraiment dans la sauvegarde de l’intelligence. Un précieux heritage cosmique pourrait tout naturellement revenir à l’homme.

Revenant à notre proposition d’hominisation de primates en apartheid cosmique, imaginons un instant la satisfaction de l’homme en cas de succès dans cette entreprise. Comme toujours en matière d’éducation, la réussite de l’élève est la meilleure récompense du maître. Et cette récompense de l’homme ne serait-elle pas le lancement de leur propre projet de sauvegarde de l’intelligence par ses descendants cosmiques ? Ce serait la preuve la plus tangible de leur éveil à la conscience ! La nouvelle espèce ne représenterait plus alors aucun danger pour les autres espèces, et l’intelligence universelle serait encore un peu mieux sauvegardée.

L’homme serait alors prêt à aider ses descendants dans un projet qui serait en fait une continuation de son propre projet. Et après quelques milliers ou quelques millions d’années de développement, nous serions certainement en mesure de leur accorder une aide précieuse, une aide qui ferait d’ailleurs tout naturellement partie de leur héritage.

Cette démonstration de notre conscience cosmique serait également attendue par des observateurs ET :

·                 que notre évolution ait été le fruit du hasard, comme la science le suggère,

·                 que nous ayions été hominisés, puis abandonnés par des ET toujours vivants ou non,

·                 que ces observateurs ET soient eux-mêmes pour quelque chose dans notre évolution vers la conscience.

 

Ces observateurs de l’homme lui seraient de toute façon très proches. Ils seraient des “pères cosmiques” qui nous auraient permis de cheminer vers la conscience, des “anges gardiens” qui détiendraient la clé de notre renaissance en tant qu’êtres virtuels.

 

L’homme leur serait redevable d’une éternelle gratitude !

 

Dans toutes les hypotheses envisageables, ils accueilleraient favorablement notre projet de sauvegarde de l’intelligence dès que nous aurons démontré une réelle volonté de le réaliser. L’héritage de l’homme pourrait être considérable, notamment en matière d’éducation de nos primates (implants, gestion et simulation de vie virtuelle…). Une avance de milliers ou de millions d’années serait un atout decisif et nous pourrions légitimement recevoir cette aide. Le Cosmos serait alors ouvert à la flamme humaine de transcendence. 

 

Nous nous attendrions naturellement à recevoir cet heritage de façon traditionnelle, c’est-à-dire des mains mêmes de nos éventuels “pères cosmiques”. Mais une telle réception serait en contradiction avec notre loi de survie n°7 qui exclut tout contact réel. Des observateurs de l’homme vivraient sous une forme virtuelle (faisceaux d’ondes, champs de forces…) inaccessible aux êtres biologiques que nous sommes, même si nous pourrions les rejoindre après notre mort si nous avons nous-mêmes été hominisés.

Mais comme nous l’avons précédemment vu dans l’éducation de nos primates en apartheid cosmique, l’intelligence de nos élèves primates croîtrait progressivement par des incréments de conscience apportés par l’homme en toute discretion. L’élève en formation acquèrerait ainsi de nouveaux “outils” qui s’ajouteraient progressivement à sa “trousse individuelle”. L’usage de cette “trousse” développerait à son tour un pouvoir de création rendant possible la découverte individuelle d’autres outils ou procédures.

Mais l’outil en lui-même n’est pas toujours décisif. Certains élèves feraient sans doute des merveilles avec une trousse peu fournie alors que d’autres mieux dotés n’avanceraient guère. D’autres pourraient encore s’en servir pour faire le mal, et cette progression de l’espèce vers la conscience échouerait si le maître (l’homme en la circonstance) n’était plus là pour maintenir une conscience collective indispensable. Un retrait total du maître conduirait finalement à la mort de l’intelligence, la conscience collective ne pouvant exister sans le “miroir réflecteur” qu’il représente. Le maître n’est cependant là que pour montrer la voie, les choix quotidiens relèvant toujours de la responsabilité individuelle.

 

L’homme est donc face à un pari cosmique  : en voulant ainsi se lancer dans cette sauvegarde de l’intelligence, ne serait-il pas le premier candidat à cette fonction de “gestionnaire universel” ? S’il peut espérer transmettre un héritage à ses propres descendants cosmiques dans quelques milliers ou quelques millions d’années, qui peut lui assurer qu’un tel heritage l’attend déjà ?

Une réponse sans ambiguité doit être apportée : Personne ne pourrait lui donner une telle assurance !

 

La science suggère que l’homme a évolué sans aide et qu’il pourrait même être seul dans l’univers. Si c’est le cas, il ne doit donc compter sur aucun héritage. Mais il ne s’agit là que de l’hypothèse scientifique jusqu’ici avancée, et la science elle-même est toujours en quête de nouvelles hypothèses pour progresser. Elle est la religion du doute, celle qui refuse toute révélation et qui demande même à ses adhérents, sur la base de la raison et du bon sens, de contester tout ce qu’elle peut donner un moment pour vrai.

Tout pari comporte un risque, mais ce risque est faible par rapport à celui que nous prenons avec le fanatisme du marché. Notre projet de sauvegarde ouvrirait de nouvelles perspectives pour nos descendants, si ce n’est pour nous-mêmes.

Nous avons de toute façon reçu la vie et l’intelligence, que ce soit par hasard, par une force cosmique et intelligente (Dieu pour les croyants) ou par des extraterrestres qui nous auraient hominisés. Ces auteurs éventuels de notre existence pourraient d’ailleurs ne pas s’exclure, mais s’associer dans une construction permanente de l’univers. Dans tous les cas, il semble fair play de la part de l’homme de partager l’intelligence qu’il a reçue. Cette démonstration d’amour comporte certainement un risque pour lui, un tout petit risque par rapport à ceux qu’il prend  actuellement.

 

 

L’oeil de la conscience et l’Apocalypse

 

Notre modèle actuel de pensée parie de toute façon sur une absence d’intelligence dans l’évolution de l’univers. Un autre pari sur la croissance possible d’une forme universelle de conscience aurait plus de chance d’être gagnant ! Si l’homme est hominisé, cette éducation en apartheid cosmique de l’espèce ne pourrait se poursuivre éternellement dans une sorte “d’acharnement thérapeutique” qui dure peut-être déjà depuis des siècles. Si nous refusons obstinément de trouver la voie de la raison et du bon sens, ou si nous sommes finalement incapables de la découvrir, les pères cosmiques de l’espèce pourraient être amenés à arrêter leur expérience.

Car il s’agirait bien alors de leur expérience , pas de la nôtre !

Ils en auraient tout à fait le droit et même le devoir puisque l’homme représenterait un danger potentiel pour la survie de la vie intelligente dans cet univers, comme ce serait aussi notre droit et notre devoir de mettre fin à notre expérience d’hominisation de primates si elle devait finalement échouer.

L’intelligence humaine a probablement deux composantes : l’une matérielle qui nous vient de la bête primitive, et l’autre cosmique apportée par “l’oeil de la conscience”. Si cette dernière venait à disparaître, il ne resterait plus que celle de la bête. Une bête qui détiendrait alors des pouvoirs apocalyptiques !

Avec une telle épée de Damoclès suspendue au-dessus de sa tête, l’homme pourrait-il encore parier sur une évolution autonome ? Le choix cosmique qui s’impose à lui ne pourrait être ignoré. Puisqu’il lui faut de toute façon parier, pourquoi prendrait-il le risque d’être finalement perdant ? La raison et le bon sens devraient l’en dissuader.

 

 

 

 

Tous commentaires peuvent être adressés à : sapiensplus@wanadoo.fr

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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